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La Haute école d’ingénierie de Sion vous invite
 
Le 30-11-2018
de WebNews Industry® - News des expositions

Formation. L’établissement valaisan attend plus de 2000 visiteurs pour sa journée portes ouvertes, ce samedi. Au programme: 40 animations ludiques destinées au grand public.

Ce 1er décembre, ce seront les toutes dernières portes ouvertes de la HES-SO au sein des bâtiments de la route de Rawil. L’édition suivante de cet évènement bisannuel se déroulera en effet sur le nouveau campus Energypolis, proche de la gare sédunoise. Dès la rentrée 2020, toutes les activités de la Haute école d’ingénierie y seront rassemblées, aux côtés du pôle valaisan de l’EPFL et la fondation The Ark.

L’établissement de formation a mis les petits plats dans les grands pour accueillir le grand public une dernière fois sur cette implantation: 2000 à 3000 personnes sont attendues sur le site. Au total, 40 activités seront proposées aux visiteurs, notamment aux plus jeunes. Gaëtan Cherix, directeur de la haute école, annonce: «Nos professeurs vulgariseront autant que possible les aspects techniques des expériences pour les rendre amusantes aux yeux des participants.» En point d’orgue, le grand cirque chimique proposera des expériences visuellement impressionnantes et colorées. Un simulateur de séisme fera vivre aux plus aventureux un tremblement de terre de magnitude 6.5. «Les visiteurs pourront également faire une partie de blackjack contre un robot programmé par l’un de nos étudiants pour son travail de Bachelor», commente fièrement le responsable. Du vin chaud photovoltaïque, un atelier de fabrication de dé ou de boussole électronique, des visites de laboratoires et des séances d’informations sont aussi au programme. «Vendredi déjà, 700 élèves du cycle d’orientation nous rendrons visite pour des pré-portes ouvertes, encadrées par nos étudiants», ajoute le Valaisan qui occupe ce poste depuis deux ans.

Attirer les jeunes

La haute école a envoyé son invitation à quasiment 100.000 foyers du canton. «Nous avons aussi énormément communiqué sur les réseaux sociaux et nous avons fait paraître des publicités dans des journaux du Haut et du Bas-Valais.»

La journée vise deux publics distincts. D’un côté les citoyens et citoyennes sont invités à découvrir l’établissement et ses missions dans lesquelles de l’argent public est investi.

D’un autre côté, c’est la jeunesse qui est tout particulièrement la bienvenue. «La Suisse fera bientôt face à une pénurie de personnel qualifié dans le domaine MINT: mathématiques, informatique, sciences naturelles et technique. Malgré la présence sur le territoire de grandes écoles comme l’EPFL qui a un pouvoir d’attraction gigantesque, le pays peine à motiver suffisamment de jeunes à se tourner vers ces secteurs techniques, ce qui contraste avec les futurs besoins du marché», dit-il.

Le message que Gaëtan Cherix est donc le suivant: «Les métiers de la technique sont passionnants.» Outre la journée portes ouvertes, l’institut fait sa promotion en se rendant dans les classes, dès l’école primaire, pour essayer de susciter des vocations. «Nous voulons mettre en valeur la voie CFC Matu Pro et casser l’image selon laquelle les bons élèves doivent systématiquement aller au collège. Certains préfèrent le volet académique et apprendre dans des livres. D’autres optent pour un apprentissage par la pratique et s’épanouissent davantage au sein des HES. Il leur faut choisir une orientation en fonction de leur affinité d’enseignement.»

Et surtout les filles

Pierre d’achoppement notable dans les secteurs scientifiques et techniques: la parité de genre. Au sein de la Haute école d’ingénierie, les étudiants ont le choix entre trois filières: énergie et techniques environnementales, systèmes industriels, ou encore technologies du vivant. «Cette dernière est paritaire en matière de distribution entre hommes et des femmes. Mais pour les deux autres, on en est encore extrêmement loin du compte», commente-t-il.

Pour attirer les filles, la haute école a créé des cours qui leur sont exclusivement dédiés, notamment les Stages WINS – Women In Science qui les initient aux métiers de l'informatique, de l'électronique et de la mécanique. L’établissement propose aussi des cours de robotique pour jeunes filles de 11 à 13 ans. «Ces diverses activités sont essentielles pour motiver les jeunes filles à s’intéresser aux professions techniques», conclut-il.

Un volume de recherches appliquées exceptionnel

Pour son 30e anniversaire cette année, la haute école s’est récemment offert un beau cadeau: elle a dépassé la barre des 350 étudiants. «Nous espérons atteindre les 400 lors du déménagement sur le nouveau campus», affirme Gaëtan Cherix.

Ceux-ci proviennent, pour la majorité, d’une maturité professionnelle. «Les élèves qui arrivent au sein des hautes écoles spécialisées ont généralement déjà un métier et nous continuons à les former avec, en ligne de mire, des savoir-faire. Dans nos murs, environ 40% de l’enseignement se réalise en laboratoire, ce qui reflète la devise de nos établissements: learning by doing». Outre les étudiants, environ 200 professionnels circulent sur le site: professeurs, adjoints scientifiques ou encore assistants. «Par rapport au nombre d’étudiants, nous sommes l’école qui s’active le plus en recherche appliquée et en développement. C’est ce volume – qui rivalise avec celui de nos activités de formation – qui implique que nous ayons autant de collaborateurs», précise le directeur. Conscient d’avoir un bassin de recrutement limité, l’établissement a toujours appuyé les activités de recherche.

Ces travaux sont quasi-systématiquement réalisés en association avec une entreprise, ce qui demande des résultats les plus concrets possible. La HES-SO Valais a, par exemple, officialisé cet été un grand partenariat d’une durée cinq années avec Constellium, groupe spécialiste de l’aluminium. «Typiquement, nous engagerons un professeur qui portera ce laboratoire commun ainsi que des adjoints scientifiques et des assistants qui seront sur le terrain», commente le directeur.

La Haute école accueille aussi une petite équipe de doctorants, en partenariat avec des établissements universitaires. «Vu que les HES ne peuvent pas former de doctorants, nos professeurs sont notamment nommés professeurs titulaires à l’université de Genève. Ils sont alors autorisés à être codirecteurs de thèse et à encadrer des doctorants. A l’avenir, nous, nous comptons reproduire ce modèle avec l’EPFL.»

Sophie Marenne
AGEFI

 



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