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Contre-la-montre entrepreneurial au Startup Weekend
 
Le 29-11-2018
de WebNews Industry® - News des expositions

A Genève, près de 50 participants auront 54h pour monter leur projet de jeune pousse, du 30 novembre au 2 décembre.

Ils seront une cinquantaine à se lancer dans un défi fou, ce premier week-end de décembre: monter sa boîte en 54h. Dès vendredi soir, les participants qui ont une idée de start-up auront 60 secondes pour la présenter aux autres. Toutes les initiatives sont les bienvenues qu’elles soient liées à un produit, un service, une technologie,… Après un vote en faveur des projets les plus prometteurs, des équipes de travail seront constituées et le marathon entrepreneurial débutera. Accompagnés de coachs, les groupes développeront leur idée tout le long du week-end, au sein de l’établissement de coworking Spaces du quai de l’Ile. L’évènement se clôturera dimanche soir par un concours de pitch devant un jury, une remise de prix et un cocktail.

«Nous ne faisons aucune sélection à l’entrée. En conséquence, les profils des participants sont variés: étudiants, ingénieurs, entrepreneurs, designers, développeurs, business analysts,… Les frais de participation s’élèvent à 80 francs par personne et comprennent toute la prise en charge au niveau de l’espace de travail et des repas», précise Alexis Moeckli, responsable du concept Startup Weekend en Suisse romande. «Nous n’avons pas pour vocation de faire du profit. Tous les acteurs qui interviennent, les coachs comme les organisateurs, sont bénévoles. Nous bénéficions aussi du sponsoring de Spaces qui héberge l’évènement et de Fondetec, une fondation de la Ville de Genève en financement d’entreprises innovantes.»

Des précédents encourageants

Avis aux amateurs: il reste encore quelques places pour cette session genevoise. L’inscription se fait en ligne. Attention cependant à l’excès d’enthousiasme: participer au Startup Weekend ne fera pas automatiquement de vous un startuper aguerri. «Notre mission première n’est pas de créer des sociétés mais d’éduquer le public à l’entrepreneuriat. Il faut voir notre concept comme une formation pratique. Les participants y acquièrent des compétences entrepreneuriales essentielles à la création d’un projet, sans cours théorique. De plus, c’est un fantastique outil de réseautage car il rassemble des passionnés qui ont un état d’esprit semblable ou des intérêts similaires. Bien souvent, les participants y tissent des relations avec de potentiels cofondateurs ou partenaire business.»

Des sociétés sont bel et bien nées lors des précédentes éditions comme la lausannoise Monito, une fintech qui compare les prix des transferts internationaux d’argent, ou la genevoise ClickDivorce, une plateforme en ligne d’aide aux couples qui souhaitent divorcer à l’amiable et à moindre coût. «J’estime qu’à peu près 10% des projets se transforment en entreprises. Souvent cela se concrétise des mois plus tard et non le lundi qui suit le week-end», commente-t-il.

A la recherche d’une relève

Entrepreneur depuis la fin de ses études, Alexis Moeckli n’a jamais eu d’employeur. En 2010, il participe au premier Startup Weekend d’Europe, déclinaison d’un format d’évènements né aux Etats-Unis. «Six mois plus tard, j’importais ce concept en Suisse romande», se souvient-il. Après un premier rassemblement à Genève, en novembre 2010, les éditions se sont multipliées dans la région: Lausanne, Fribourg, Neuchâtel ou encore Sierre ont accueilli au moins un Startup Weekend, réunissant toujours de 30 à 120 entrepreneurs en herbe. Au total, une trentaine d’éditions ont déjà fait bouger plusieurs milliers de Romands.

«Ce sera mon dernier Startup Weekend comme organisateur. J’ai toujours fait cela bénévolement, à côté de mon activité professionnelle, et je cherche quelqu’un pour reprendre le flambeau», annonce celui qui est aussi animateur de We Start, un programme qui vise à transmettre les notions d’entrepreneuriat aux enfants.

La marque Startup Weekend est aux mains du groupe Techstars, un réseau mondial qui déploie divers programmes d’accélérations de start-up dans plus de 150 pays. C’est le format le plus court et le plus early-stage de la maison mère.

Sophie Marenne
AGEFI

 



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