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Douze start-up des marchés émergents s’affrontent au Seedstars World à Lausanne
 
Le 13-04-2018
de WebNews Industry® - News des expositions


Impact Investing. Dénichant des talents aux quatre coins du monde, la compétition réunit les acteurs qui forment l’écosystème de l’innovation mondial à l’EPFL, ce jeudi.

Si les compétitions entre start-up sont légion, Seedstars World est le seul concours qui se concentre sur l’impact généré dans les pays en développement. Pour cette cinquième édition, les organisateurs ont reçu plus de 5000 candidatures et ont sélectionné 67 jeunes pousses, invitées en Suisse pour défendre leur projet. Ces entrepreneurs proviennent de plus de 80 villes à travers le monde.

«Nous prenons la totalité de leurs frais de déplacement en charge», explique Alisée de Tonnac, CEO et cofondatrice de de Seedstars World. «Jamais nous n’avons déploré de désistement à cause du coût du voyage. Le seul obstacle qui peut surgir concerne l’obtention du visa. Dès nos débuts balbutiants, nous avons considéré comme essentiel de mettre les start-up au centre du projet. Ainsi nous garantissons un panel de qualité aux investisseurs qui assistent à la compétition.»

De grands financiers comme Ace & Company, Gates Foundation, Omidyar Network, Index Ventures et 500startups sont présents dans l’objectif de se pencher sur les poulains sélectionnés par Seedstars.

Le sommet annuel dont L’Agefi est partenaire, s’étend sur quatre jours. Après deux jours de formation encadrée par plus de 70 experts (ces lundi et mardi) et une journée des investisseurs (ce mercredi); une douzaine de finalistes ont été sélectionnés. Ils monteront sur la scène du SwissTech Convention Center de l’EPFL, ce jeudi – jour phare du sommet.

En soirée, le nom du grand vainqueur Seedstars Global Winner sera annoncé. La start-up qui remporta le concours décrochera jusqu’à un demi-million de dollars sous forme d’investissement. «D’autres prix seront aussi attribués via nos partenaires», précise Alisée de Tonnac. La compagnie italienne Enel récompensera la meilleure start-up en énergie d’Afrique. Trecc et HEG Fribourg attribueront 50.000 dollars au premier projet en éducation.

Il y a également les récompenses «Innovation» et «Woman Entrepreneur», remises par Tag Heuer. Le prix «public» sera attribué en collaboration avec le canton de Vaud et avec le SPECo, le service de la promotion économique et du commerce. «Bien d’autres distinctions seront décernées, notamment avec Merck dans l’e-santé et BBVA sans les solutions fintech.»

«Au total, l’événement rassemble plus de 400 personnes.» Au cours de l’après-midi, des personnalités du monde économique interviendront pour donner leur point de vue sur le développement de leur région. «Nous accueillerons par exemple le CEO de la branche jordanienne de Zain, Ahmad Al Hanandeh. Cette compagnie de télécommunications compte plus de 45 millions d’utilisateurs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Nous recevrons aussi Tallis Gomes, CEO et fondateur d’Easy Taxi. Ce jeune entrepreneur brésilien est célèbre pour avoir lancé sa première entreprise à 14 ans. Nous avons aussi invité un lauréat de l’édition 2015: Gibran Huzaifah, CEO d’eFishery. C’est la star de l’aquatech: il a l’ambition de révolutionner l’aquaculture indonésienne.»

L’innovation émergera sous les tropiques

A la question «Pourquoi se limiter aux pays émergents?», la dirigeante réplique avec conviction: «C’est la niche d’opportunités que nous avons choisie. Ces marchés montrent d’énormes opportunités car ils représentent aujourd’hui 84% de la population mondiale et contribuent à 59% du PIB global. D’ici 2025, les marchés émergents généreront deux tiers de la croissance de la planète».

Attention cependant que Seedstars World ne ferme pas la porte aux entreprises des pays développés. Le critère de sélection est que l’activité de la start-up concerne les pays émergents, mais celle-ci peut être établie ailleurs. «Une trentaine d’entre elles viennent d’Europe, et notamment de Suisse.»

Au total, Alisée de Tonnac affirme que la compétition internationale a déjà touché plus de 200 entrepreneurs, sur tous les continents. Mais le concours n’est qu’une des cordes à l’arc de Seedstars. «Notre impact indirect est bien plus large car nous offrons aussi des programmes d’entrainement à des niveaux locaux et régionaux. Dans cette optique, nous atteignons un chiffre de 3500 start-up soutenues. Cela va de sessions d’entrainement ponctuelles à des programmes de formation plus complets tels que celui que nous mettons en place en Côte d’Ivoire. Le groupe Seedstars emploie environ 100 collaborateurs et s’est construit autour des activités suivantes: programme d’accélération, fonds d’investissements, réseau de hubs d’entrepreneurs et formation.

La Suisse, terreau fertile de réflexion en finance durable

Il peut sembler étrange que la plus grande compétition de start-up des pays émergents soit organisée à Lausanne, et pas sous l’équateur. Mais Alisée de Tonnac défend vigoureusement le lien qui unit Seedstars et le drapeau rouge à croix blanche. «Nous travaillons avec des acteurs tels que Présence Suisse, S-GE ou Swissnex.

En voyage, nous collaborons étroitement avec nos ambassades. Notre premier partenaire historique était le SPECo. L’ADN de Seedstars est suisse et, dès sa création, nous avons inclus les valeurs helvètes de qualité, neutralité et professionnalisme dans notre modèle. De plus, le passeport suisse est un atout qui permet parcourir le globe». Selon elle, le pays peut se positionner comme un centre mondial de l’impact investing, l’investissement à dessein social, sociétal ou environnemental. «Au niveau des levées de fonds, bien entendu. Mais la Suisse peut surtout devenir un laboratoire d’idées pour concevoir les solutions à déployer dans les pays émergents».

Cet article vous est offert par Swissquote
Sophie Marenne

AGEFI

 



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