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Des chariots autoguidés envahissent usines et entrepôts!
 
Le 31-01-2019

C’est bien dans les usines et les entrepôts que l’on voit œuvrer le plus de véhicules autonomes. Des chariots et des élévateurs de toutes sortes déplacent les stocks de pièces et de marchandises. L’homme a cédé la place aux machines dans la manipulation des marchandises. Historiquement les entreprises de logistique employaient beaucoup de monde. Ces tâches semblaient être réservées à l’homme tant les manipulations étaient délicates, nombreuses et rapides.

Mais aujourd’hui, les chariots, les élévateurs et autres véhicules autonomes commencent à remplacer les travailleurs. Même les halles aux marchés de produits frais comme Rungis à Paris ou Tsukiji, le marché aux poissons de Tokyo, deviennent méconnaissables tant les véhicules autonomes commencent à se faufiler au milieu de la foule des vendeurs et acheteurs.

Mais cela ne s’arrête pas là: la technologie continue d’évoluer. Pour preuve: anciennement, les technologies d’automatisation pour les chariots portant des marchandises ou des pièces détachées – dans les usines ou les entrepôts – étaient liés à des guidages par traces sur les sols. Des capteurs (laser, optoguidage, etc.) visualisaient les chemins à parcourir et les automates suivaient chacun leur file préprogrammée. Aujourd’hui tout change. On a des véhicules autonomes (AGV) qui se déplacent tout seuls dans un trafic coordonné dans les hangars d’ Amazon, Zalando ou encore Digitec en Suisse.

Les AGV sont le plus souvent utilisés dans des applications industrielles pour déplacer de manière autonome des marchandises dans une usine, un entrepôt ou un atelier. Ainsi, l’expression chariot automatique pour désigner un AGV trouve son origine dans les premiers AGV présents sur le marché: des chariots de manutention pour le transport de palettes. En effet, le premier AGV a vu le jour dans les années 1950, initialement développé pour l’industrie automobile.

De nos jours, leurs applications ont été élargies et ils ne sont plus limités au secteur industriel. Ils sont également utilisés dans des hôpitaux, musées, aéroports, etc.
Still, Toyota, Baoli, etc. comme tous les autres constructeurs classiques de véhicules servant à la logistique et les transports se sont mis à proposer des véhicules plus ou moins autonomes. Ainsi même Caterpillar propose des camions sans chauffeur dans les mines à ciel ouvert. Dans les entrepôts d’Amazon, il ne s’agit plus d’utiliser des chariots de transport classique des marchandises mais bien d’automatiser le «picking , c’est-à-dire la dernière phase du tri qui consiste à la mise en «box».

Il faut noter ici que contrairement aux anciens systèmes automatiques de stockage, comme celui des montres Tissot au Locle, on a bien à faire à une nouvelle génération de robots autonomes qui s’activent très librement contrôlés par des capteurs hardware et du software de type «machine learning».

C’est un tout autre monde qui émerge dans lequel les véhicules autonomes prennent le contrôle. C’est sans doute l’aspect le plus visible et le plus frappant de cette 4e révolution industrielle: un monde dans lequel des objets se déplacent librement suivant leur propre logique. Ça c’est vraiment nouveau… et c’est pourquoi il faut parler de 4e révolution industrielle pour désigner ce changement contrairement à ce que certains continuent de penser comme l’essayiste américain Jeremy Rifkin qui est resté bloqué à la 3e révolution industrielle!

Xavier Comtessse
Mathématicien

AGEFI

 



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