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Les métiers de l'ingénierie restent très recherchés en Suisse
 
Le 21-11-2018

Toutes professions confondues, la Suisse enregistre une légère augmentation de la pénurie de main-d’œuvre en 2018. Les secteurs de la technique et de l'informatique se révèlent aussi très porteurs. A l'inverse, pour les professions de la restauration ou des services, la demande est supérieure à l'offre.

La Suisse connaît une réelle pénurie de main-d’œuvre en ingénierie, technique et informatique. Et les spécialistes se font également rares dans le secteur fiduciaire. «Dans ces professions, les entreprises ont actuellement du mal à trouver un personnel adéquat en nombre et en qualification», déclare Nicole Burth, CEO du Groupe Adecco Suisse.

En revanche, dans les métiers de la restauration et des services à la personne, les demandeurs d’emploi sont bien plus nombreux que les postes à pourvoir. On note donc ici un fort excédent de la main-d’œuvre qui touche un grand nombre de travailleurs. «La concurrence entre les spécialistes est d’autant plus rude que la fluctuation du personnel est relativement forte dans ces métiers», ajoute Helen Buchs du Moniteur suisse du marché de l’emploi de l’Université de Zurich.

Grande pénurie de main-d’œuvre en ingénierie, technique et informatique

Les métiers de la technique et des sciences naturelles (p. ex. génie mécanique, génie civil) ainsi que de l’informatique (p. ex. programmation) voient leur pénurie en main-d’œuvre augmenter, comme le montre l’Indice de la pénurie de main-d’œuvre observé sur la durée. Par rapport à l’année passée, l’Indice de la pénurie de main-d’œuvre a augmenté en 2018 de 9 % dans les métiers de la technique et des sciences naturelles et de 8 % dans les métiers de l’informatique. En 2018, les métiers de l’ingénierie, de la technique et de l’informatique occupent ainsi trois des cinq premières places au classement des spécialistes, la toute première revenant aux métiers de l’ingénierie.

Le Top 5 des professions les plus demandées

1. Ingénieurs

2. Administration fiduciaire

3. Techniciens

4. Professions de l'informatique

5. Médecine humaine et de la pharmacie

Aussi dans les métiers de la finance et du fiduciaire (p. ex. conseil fiscal, révision), la pénurie de main-d’œuvre est importante dans toute la Suisse mais son indice reste stable par rapport à l’année passée. Cette pénurie est due à la forte demande en spécialistes enregistrée dans le secteur fiduciaire, comme le montre le classement des professions: le secteur du fiduciaire occupe la deuxième place au classement de la pénurie de main-d’œuvre 2018 en Suisse et il est sans doute difficile pour les entreprises de pourvoir ici leurs postes vacants.

Pour les métiers de la santé aussi (p. ex. médecine, pharmacie), l’indice de la pénurie de main-d’œuvre en Suisse est en 2018 plus élevé que la moyenne, comme il l’était déjà les deux dernières années passées. La pénurie de main-d’œuvre ne s’est ici ni aggravée ni améliorée. Comme le montre le classement de la pénurie de main-d’œuvre, cette pénurie touche avant tout les professions médicales et pharmaceutiques. «Selon nos observations, ce sont avant tout les métiers de la santé plus hautement qualifiés qui ont tendance à être fortement demandés, alors que les postes d’aides-soignants ou de soins à domicile sont plus faciles à pourvoir. Si toute la Suisse manque de médecins, la Suisse alémanique manque, elle, avant tout de sages-femmes et de personnel infirmier qualifié. Nous remarquons actuellement que chez les thérapeutes, la demande dépend fortement de leurs spécialités. Les physiothérapeutes sont par exemple très demandés notamment en Romandie où ils sont très difficiles à trouver. En Suisse alémanique par contre, nous avons peu de mal à recruter des physiothérapeutes. Nous supposons qu’ici le réseau personnel est très utilisé», explique Corinne Scheiber, Head of Adecco Medical Suisse.

Excédent de main-d’œuvre dans la restauration et les services à la personne
La Suisse enregistre un excédent de main-d’œuvre en particulier dans les métiers de la restauration et des services à la personne, mais aussi dans le bâtiment. Les métiers du nettoyage, de l’hygiène et des soins corporels, de la restauration et de l’intendance ainsi que du bâtiment se retrouvent ainsi parmi les cinq derniers au classement de la pénurie de main-d’œuvre.

Dans les métiers de l’industrie et du transport (p. ex. chauffeurs, horlogers), l’excédent de main-d‘œuvre a légèrement diminué depuis 2016, comme l’indique la hausse de 36% de l’indice.

Le nombre des demandeurs d’emploi dépasse aussi nettement celui des postes vacants dans les secteurs bureau et administration (p. ex. ressources humaines, employés de commerce) et les secteurs enseignement et services publics (p. ex. enseignants, travailleurs sociaux). Si l’indice pour les métiers de bureau et d’administration reste stable, l’excédent de main-d’œuvre dans les métiers de l’enseignement et des services publics a relativement reculé par rapport à l’année passée. Les professions commerciales et administratives en particulier connaissent un fort excédent.

Des analyses approfondies sur les six régions sont disponibles sur: www.adeccogroup.ch/etudes

Elsa Floret
AGEFI

 



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