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Grâce à sa plateforme génératrice de logiciels, Olympe franchira bientôt les frontières suisses
 
Le 16-11-2018

En forte croissance, la jeune pousse vaudoise qui vient de fêter son troisième anniversaire, compte doubler son effectif d’ici fin 2019 et s’internationaliser.

La France, l’Allemagne puis le Royaume-Uni au cours de 2019, les Etats-Unis et le reste de l'Europe en 2020, finalement l’Asie en 2021: tel est la stratégie de déploiement de la start-up Olympe. Cette jeune entreprise qui vient de souffler sa troisième bougie est spécialisée dans la création de programmes informatiques, de façon simple et intuitive, grâce à une plateforme de développement en rupture avec les modèles précédents de conception de logiciels. «Nous réduisons le fossé entre les collaborateurs business et ceux des équipes techniques. Ce que les uns créent dans notre portail est compréhensible pour les autres», résume Denis Berger, chief marketing & business development.

L’intelligence artificielle de la plateforme automatise la création des logiciels: elle construit les applications en temps réel, sur la base de ce que les utilisateurs business décrivent de façon visuelle et de ce que les développeurs affinent, dans un système collaboratif.

«En bref, le but est de réaliser les projets applicatifs en un temps-record, en écho à ce dont les utilisateurs ont vraiment besoin», dit-il. Dès les premières heures, Olympe fournit un prototype tangible, facilement industrialisable et intégrable aux systèmes de l'entreprise.

D’une taille de 25 collaborateurs aujourd’hui, la start-up basée à l’EPFL Innovation Park grandit de façon impressionnante. Elle a d’ailleurs déménagé pour des bureaux plus spacieux il y a deux semaines et vise d’atteindre les 45 collaborateurs d'ici fin 2019.

Une clientèle composée de multinationales

Fondée en novembre 2015, l’entreprise ancre ses racines quelques années en arrière. A sa base, Laurent Chatelanat, un serial entrepreneur – quatre start-up à son actif tout de même – qui a fait ses débuts à l’âge de 15 ans avec un service d’hébergement d’emails. Il a commencé à plancher sur l’idée de la plateforme dès 2013.

Sa source d’inspiration? Les projets informatiques mastodontes qui n'aboutissent pas. «Il a même quitté son employeur pour se consacrer à la naissance d'Olympe», commente Denis Berger. «Antoine Forel l’a rejoint, comme cofondateur, peu avant la création officielle de l’entreprise.»

Après quelques réalisations en 2015, un partenariat avec l’entreprise spécialisée dans les encres pour billets de banque SICPA, en tant que client et investisseur, est établi en 2016 et sert de tremplin à la start-up. Depuis, d’autres compagnies de renom ont fait confiance à la jeune société vaudoise, telles que Givaudan, ABB ou Lombard Odier. Celui qui est responsable du développement de la boîte précise: «Notre cible, ce sont les multinationales qui cherchent à accélérer leur transformation digitale.»

A la portée d’un plus grand nombre et à l’étranger

En 2018, Olympe dépassera 1,5 million de chiffre d’affaires. «Notre objectif est de doubler ce montant en 2019 et, si possible, chaque année ensuite». Après une croissance longtemps autofinancée, la jeune pousse atteint les limites du développement organique et se met en quête d’investisseurs.

D’ici la fin de l’année, elle vise la récolte d’un million de francs auprès de ses investisseurs historiques et de quelques business angles. «Au courant 2019, nous lancerons un tour de table plus important. Nous voulons lever entre 5 et 7 millions. Cette levée de fonds suscite déjà l’intérêt d’investisseurs étrangers, britannique et français notamment», explique-t-il.

Avec ces fonds, la jeune pousse compte, d’une part, engager des développeurs pour rendre la plateforme davantage user friendly. Le but est qu’elle puisse être prise en main sans autant d’encadrements qu’à l’heure actuelle. «Une plateforme self-service nous permettrait de nous étendre sur un marché plus large et de toucher des sociétés plus petites qui ne peuvent pas se permettre l’accompagnement exigé par la solution actuellement.»

D’autre part, la start-up, a son internationalisation en ligne de mire et planifie de construire une équipe marketing et ventes solide. Elle recrute, en ce moment, son premier collaborateur dédié au marché français. «Nous avons besoin de profils commerciaux pour nous attaquer aux nouveaux marchés: la France et l’Allemagne d’abord car nos clients existants y sont déjà implantés; les USA, ensuite, car c'est la Mecque du software. Il nous faut y être présent dès que possible.»

Sophie Marenne
AGEFI

 



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