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Les PME peuvent aussi intégrer la numérisation par étapes
 
Le 14-11-2018

Cerner les enjeux de cette quatrième révolution industrielle est indispensable avant de déterminer la marche à suivre pour faire face aux bouleversements et en tirer profit, selon une étude de la CCIG.

L’étude menée par la journaliste Aline Yazgi sur mandat de la CCIG, et en collaboration avec elle, relève un aspect déconcertant de la quatrième révolution industrielle par rapport aux trois précédentes. Chacune de celles-ci était liée à l’émergence d’une nouvelle technologie - la machine à vapeur, l’électricité, l’informatique/microélectronique. Cette fois-ci, c’est une combinaison de plusieurs technologies qui engendre la quatrième révolution industrielle. Il est ainsi possible de faire usage d’objets connectés, de la réalité virtuelle, du big data, de l’intelligence artificielle, de la blockchain, des robots collaboratifs (qui s’associent pour effectuer des tâches répétitives), de l’impression 3D ou encore des drones. Mais c’est la combinaison de toutes ces technologies qui est l’aspect le plus intéressant.

Une combinaison de plusieurs technologies

Cela rend son impact à la fois plus global et plus difficile à saisir et à gérer. Néanmoins, un élément se trouve à son centre: la donnée. Les nouvelles technologies apportées «entraînent un profond bouleversement de la manière des entreprises de fonctionner et d’appréhender le monde », constate l’étude. Toutes les entreprises sont concernées et doivent réfléchir à leur stratégie. Ce dossier ne concerne pas que le responsable IT, voire la société externe qui s’occupe de l’informatique, mais il doit faire partie des priorités de la direction générale, tout comme du conseil d’administration. «La hantise principale d’un entrepreneur que j’ai rencontré récemment est de se voir soudainement disrupté par une entreprise qui vient de nulle part », a souligné Aline Yazgi en conférence de presse.

Les entreprises traditionnelles peuvent devenir participatives

Pour combattre cette menace (voire la tourner en opportunité), les entreprises traditionnelles doivent être encore plus à l’écoute de leurs clients. Non pas dans le sens classique du «le client est roi», mais en le laissant participer activement au développement de l’offre, notamment dans le sens d’une personnalisation accrue. Cette démarche participative est facilitée par la dématérialisation de l’information, qui libère sa circulation. La contrepartie en est bien entendu qu’il faut assurer la sécurité des données face à des points d’entrée et des cybermenaces toujours plus nombreux. Le principe est simple: il faut protéger les actifs numériques comme les autres actifs.

Les premières étapes possibles

Il ne faut pas considérer non plus que la numérisation représente un projet trop important, trop coûteux, entraînant trop de changements profonds pour être à la portée d’une PME. Le processus commence par l’élaboration d’une stratégie. «Les entreprises peuvent procéder par petits pas, commencer par des choses simples, la mise en place d’un site web, un suivi de la production au quotidien, l’installation d’un bon système CRM pour la gestion des relations clients. Mais elles doivent comprendre que ce processus n’est jamais terminé, qu’il faut adopter une culture du changement permanent. Elles doivent aussi être conscientes du fait que plus personne ne peut tout faire tout seul. L’esprit de silo n’est plus possible, il faut collaborer avec des partenaires», insiste Aline Yazgi.

Cette démarche de petits pas devrait aussi permettre d’éviter l’émergence d’une fracture numérique, et d’atténuer l’influence des facteurs classiques que sont la taille d’une entreprise, son secteur d’activité, l’âge (et surtout l’intérêt) des dirigeants, l’âge du personnel.

Comme l’a souligné Juan-Carlos Torres, président et directeur adjoint ad interim de la CCIG, la FER comme la CCIG ont aussi un rôle à jouer et une responsabilité à assumer dans ce processus. «Mais l’initiative doit aussi venir des individus. Nous devons mener une réflexion sur la manière dont nous pouvons aider les entrepreneurs, les éduquer», a précisé la directrice adjointe et responsable Communication et relations investisseurs de la BCGE Hélène de Vos Vuadens.

Christian Affolter
AGEFI

 



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