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SGS révise son portefeuille et précise les ambitions d'acquisitions
 
Le 09-11-2018

Le groupe genevois a souligné lors des journées d'investisseurs que les marges et l'allocation du capital sont des éléments essentiels de sa stratégie.

Les présentations du CEO Frankie Ng et de la CFO Carla De Geyseleer lors de la journée des investisseurs ont permis de se rendre compte à quel point les marges jouent un rôle central dans la stratégie du groupe. L’objectif d’une marge opérationnelle de 18% du chiffre d’affaires n’est pas abandonné du tout – il est simplement remis à plus tard. Le premier pas a été fait cette année. Au premier semestre, SGS a réussi à inverser la tendance à l’effritement des marges (16,8% en 2013, 15,3% en 2017) en générant 15,5%. Au niveau de l’allocation du capital, il apparaît que les entités ayant actuellement la meilleure dynamique bénéficient d’une hausse des moyens alloués, tandis que la tendance générale va à la diminution.

Croissance organique et marge opérationnelle minimum

Les impondérables liés aux fluctuations du marché de matières premières, auxquelles SGS demeure exposé, devraient s’améliorer. De plus, SGS est en train de réviser son portefeuille d’activités de manière plus active qu’auparavant, selon des critères clairs: tout ce qui n’atteint pas au minimum une croissance organique des revenus de 5%, ni une marge opérationnelle ajustée de 10%, est placé sous examen pour une vente totale ou partielle. Le cas idéal étant évidemment qu’une activité performe au-dessus de ces deux critères, faisant ainsi partie de la catégorie «croissance rapide et profitable», que toutes les activités doivent viser. Les unités affichant une «croissance stable» (dont les marges ou la croissance organique n’atteignent pas la valeur cible) disposent de 18 mois, avant que des mesures de vente ou démantèlement soient prises. Celles situés en «nouvelle croissance» ont trois ans pour rejoindre la catégorie «croissance rapide et profitable».

Au cours des 2,5 dernières années, le groupe a géré plus de 100 projets allant dans ce sens. Les activités ainsi identifiées pour des cessions génèrent un revenu total d’environ 350 millions de francs. Car SGS veut défendre sa place de leader de la branche en termes de retour sur capital investi.

La tendance vers l'externalisation doit bénéficier à SGS

Le responsable du développement d’entreprise Vincenzo Torrisi a précisé les ambitions du groupe en termes de fusions-acquisitions. En tant que leader du marché des services de tests, inspections et certifications confiés à des tiers (45% du marché TIC au total), SGS représente actuellement seulement 6% d’un marché à 100 milliards de dollars, en croissance. Le groupe veut bénéficier de la tendance vers l’externalisation. Cependant, les valorisations des transactions sont supérieures aux niveaux historiques. Les cibles d’une certaine taille ont récemment changé de mains à des multiples de l’Ebitda de 12-20, contre 10,5-13,5 entre 2013-17! Pour les cibles plus modestes, les multiples sont plus stables.

Repérage local et complet

Dans ce contexte, le succès passe par un repérage de cibles potentielles aussi complet que possible. Après l’acquisition, un bon processus d’intégration doit permettre de dégager au niveau du groupe la raison stratégique pour celle-ci, que ce soit en termes de savoir-faire/positionnement, de présence géographique, ou encore d’effets d’échelle/complémentarité.

Christian Affolter
AGEFI

 



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