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La machine est à l’origine du monde moderne
 
Le 07-11-2018

L’histoire s’accélère: la machine devient autonome après avoir été longtemps sous l’emprise de l’homme, elle s’émancipe donc. Faisons rapidement un petit tour de l’évolution de la machine depuis la première révolution industrielle.

D’abord, il faut évoquer la «machine à vapeur» qui va produire pour la première fois de l’énergie à volonté pour la production et les transports. S’ensuivront des transformations sociétales majeures avec de nouvelles institutions et de nouvelles constitutions. Pour notre propos sur la machine, c’est l’arrivée des usines qui représente la transformation majeure. En effet, l’usine remplacera les ateliers et les établis des artisans. Puis la «machine-outil» va reproduire les mouvements de la main de l’homme et en amplifier la force. L’automobile va inventer la fabrication à la chaîne, la Ford T en sera le marqueur universel et dans l’horlogerie, Zenith produira à la chaîne pour l’armée anglaise des montres bracelets lors de la première guerre mondiale. Puis viendra ensuite, et ceci dès les années 50, l’électronique et l’automatisation

La programmation: c’est la naissance de la «machine à commande numérique» et des «robots». Après les américains de General Electric et les japonais de Fanuc, les fabricants suisses notamment de l’Arc jurassien se rebiffent et passent à l’offensive en perfectionnant à l’extrême la machine à commande numérique. D’autres industriels suisses romands dont Tornos suivront la tendance nouvelle et prendront ainsi le marché du haut de gamme. Aujourd’hui, c’est une nouvelle révolution qui se profile avec le «machine learning». L’intelligence artificielle prend en quelque sorte le relais. On assiste à l’émergence de machines capables de s’autoprogrammer par exemple, la machine-outil 701S de Willemin-Macodel.

Les algorithmes sont au centre de la transformation.

Dès lors que l’auto-programmation devient la règle comme pour la voiture autonome, les assistants numériques (Siri, Alexa, Google Now, etc.), les drones militaires, les applications de santé «augmentée», etc. alors la machine-outil devient à son tour «intelligente», l’ordre des choses s’inverse.

Il ne s’agit donc plus du rapport hiérarchique entre des hommes qui manipulent des machines mais bien les machines autonomes qui agissent seules et influencent l’homme. La voiture nous conduit, le téléphone organise notre calendrier en prenant la liberté de fixer les rendez-vous, le drone agit en autre comme un tueur à gage, la médecine prédit avant de guérir et la machine-outil apprend et s’autogère. Ce n’est pas tant notre nouveau rapport aux machines qui compte mais bien cette inversion de l’ordre de la chaîne de commandement, cela représente même une vraie rupture. La machine possède désormais la capacité de se comporter de manière autonome et nous devrons nous adapter.

Telle est la nouvelle réalité qui se dessine.

Quant à l’enjeu économique que cela peut représenter, il est tout simplement énorme. Il est clair que les régions industrielles qui sauront maîtriser les compétences en Big Data, en IoT (internet des objets), en IA (intelligence artificielle), en machine learning, et les transformer en de «nouveaux modèles d’affaires» seront les vainqueurs de la 4e révolution industrielle.

Les autres disparaîtront.

Mathématicien, Xavier Comtesse
Philippe Grize, Directeur, HE-Arc Ingénierie


AGEFI

 



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