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Forte croissance des emplois tech en Suisse
 
Le 06-12-2017

Un rapport de référence sur la tech européenne donne des raisons d’être optimiste sur le potentiel du secteur sous nos latitudes. La Suisse sort du lot dans plusieurs domaines.

On pourrait parler de "bible" de la tech européenne: 150 pages, 3500 répondants au sondage, dont un millier de managers d’entreprises technologiques européennes. Atomico vient de publier son rapport annuel "The State of European Tech", troisième édition qui dresse un état des lieux du secteur technologique européen. La société de capital investissement s’est alliée avec de nombreux partenaires pour offrir une radiographie très fine du secteur, où sources institutionnelles publiques et privées côtoient big data et réseaux sociaux.

De nombreux témoignages jalonnent aussi ce rapport qui va bien au-delà des "hub” technologiques connus comme Londres, Paris ou Berlin, mais passe aussi par Reykjavik, Séville ou Sofia. Une fois n’est pas coutume dans ce genre de rapports paneuropéens, la Suisse est étudiée sous plusieurs angles et se positionne avantageusement dans plusieurs segments. Extraits.

La Suisse dans le top 5 européen

Bonne nouvelle pour la Suisse: dès les premières pages du rapport, elle se classe dans le top 5 des pays européens avec la plus forte croissance de population active travaillant dans la technologie, avec 4% de croissance en 2017, contre une croissance de 2,5% en 2016. Le premier pays du classement, l’Irlande, enregistre quant à lui une croissance de 6%.

Toujours du côté de l’emploi, la Suisse est même classée en onzième position pour le nombre de développeurs informatiques professionnels, avec près de 150'000 personnes, un nombre élevé en proportion de sa population. Pour comparaison, la France, classée troisième, en compte 470'000. Les auteurs du rapports soulignent par ailleurs que la population de développeurs professionnels en Europe est désormais bien supérieure à celle des Etats-Unis, avec 5,5 millions contre 4,5 millions, d’après les données de Stack Overflow.

La Suisse se démarque dans la "deep tech"

A noter aussi: la densité de personnes avec des compétences dans l’intelligence artificielle est particulièrement élevée à Zurich, qui se place en troisième position européenne. Mais cela est peut être dû à une surreprésentation statistique, induite par les effectifs importants de Google dans la ville alémanique. Ces emplois qualifiés s’accompagnent d’un excellent positionnement de la Suisse dans l’enseignement: les deux écoles polytechniques fédérales de Zurich et Lausanne figurent ainsi dans le top 10 du classement international pour les sciences informatiques (computer sciences). Le rapport cite ici le Times Higher Education World University Rankings for Computer Science 2017-2018, ou la moitié du top 10 est constitué d’institutions européennes.

Dans certains segments, la Suisse semble avoir clairement une carte à jouer. Elle est ainsi la quatrième destination européenne pour les capitaux investi dans les deep tech, après le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne. D’après le rapport, les deep tech sont constituées des technologies blockchain, de la robotique, des véhicules autonomes, de l’intelligence artificielle ou encore de la réalité augmentée et virtuelle.

Parmi les grandes levées de fonds dans ce segment cette année, le rapport cite la vaudoise Sophia Genetics, qui a levé une trentaine de millions de dollars. Dans le sondage, à la question "quel pays européen est le mieux placé pour capturer cette opportunité?", la Suisse se profile particulièrement bien dans trois segments: les cryptomonnaies et la blockchain, la génomique et enfin l’informatique quantique. Des tendances qui se reflètent aussi dans l’explosion des ICO (initial coin offering), ces levées de fonds en ligne via des cryptomonnaies, dont la Suisse est le second pays d’accueil, juste derrière les Etats-Unis.

Etat d’esprit particulièrement optimisme sur l’avenir de la tech européenne

Le rapport souligne un optimisme renforcé dans toutes les régions. Un élément qui se retrouve aussi dans le détail des chiffres pour la région DACH*, où 56% des répondants se déclarent plus optimistes que l’an dernier sur l’avenir de la tech en Europe (38% sont au même niveau que l’an dernier). Seuls 5% sont moins optimistes. Toujours dans cette région, 44% estiment qu’il est devenu plus simple de lever des fonds par rapport à l’an dernier et seule une faible minorité fait état d’un durcissement.

Si aucune ville suisse ne fait partie du top 10 des hub préférés des entrepreneur dans la tech pour établir leur business, les choses évoluent rapidement. Paris a par exemple gagné 9 places en un an pour se retrouver en quatrième position. Milan en a même gagné une quinzaine pour aujourd’hui clore ce top 10. A quand le tour de Genève ou Zurich ?

(*Allemagne, Autriche, Suisse)
PAR MARJORIE THERY

 



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