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La startup nexthink envisage une IPO pour 2020
 
Le 10-11-2017

Pour la startup IT vaudoise nexthink, qui a levé 60 millions depuis sa création, la perspective de l’IPO permet d’aligner les ressources en fixant les objectifs correspondants. Interview de Pedro Bados, CEO de nexthink.

Entreprise issue de l’EPFL et fondée en 2005, nexthink a développé une nouvelle technologie qui procure aux départements Informatique ou IT des entreprises clientes une visibilité en temps réels des postes utilisateurs. Par la gestion, en grande partie automatisée, de la sécurité ainsi que des incidents auxquels peuvent être confrontés les utilisateurs. Avec un effectif de quelque 300 personnes, il s’agit de l’une des plus imposantes startup actuellement en Suisse. Dans le cadre de la journée des CEO de Venture Incubator mercredi à Zurich, entretien avec Pedro Bados, co-fondateur et CEO de nexthink.

En quoi les solutions de nexthink se distinguent-elles de celles de la concurrence?

Etonnamment la concurrence se focalise beaucoup sur les réseaux et sur les serveurs (data centers). Les utilisateurs sont donc les oubliés de l’histoire. Or les problèmes susceptibles de survenir ne concernent pas que les réseaux. Les solutions de nexthink sont donc positionnées sur les utilisateurs: nos technologies assurent un monitoring de l’IT mais du point de vue de l’utilisateur. Dans le cadre d’une gestion intégrale de leur satisfaction des services IT.

Quel est votre objectif de rentabilité?

Etant donné que la société opère en mode de souscription – elle dépense de l’argent pour l’acquisition de nouveaux clients – nous mettons plutôt l’accent du monitoring sur le cash-flow. Sur ce plan, nous sommes en passe d’atteindre le point d’équilibre et nous pensons dégager un cash-flow positif l’année prochaine.

Quelles sont les prochaines étapes de votre expansion?

Les Etats-Unis sont pour nous extrêmement importants, un marché sur lequel nous avons déjà investi substantiellement. Et en termes de nouveaux produits, nexthink act, centré sur la résolution automatisée des problèmes. Enfin, le mobile constitue aussi un domaine qui occupe de plus en plus les départements IT des entreprises. Nous avons en outre créé une entité customer success par le biais de laquelle une présence continue auprès de nos clients permet de valoriser les solutions déployées.

L’expansion aux Etats-Unis entraînera-t-elle le déplacement d’une partie des effectifs vers ce pays?

Non. Malgré certains inconvénients, en termes de coûts, d’être basés en Suisse, nous sommes attachés à notre base actuelle à Lausanne. Trouver sur place toutes les compétences requises n’est pas facile. Les salaires sont supérieurs à ceux d’autres pays européens. Mais nous misons sur une seule équipe et nous préférons faire venir des spécialistes d’un peu partout en Europe que de développer ces compétences ailleurs.

Vous avez souligné dans le cadre de votre présentation le défi constitué pour une jeune entreprise de passer du stade de la direction par le fondateur à celui d’une entreprise dirigée par une équipe….

En effet mais passer d’une entreprise dirigée par une équipe à une entreprise guidée par des processus est encore plus difficile. Nous avons d’ailleurs procédé à un remaniement non négligeable de l’équipe de direction, avec notamment comme nouveau CFO Sacha Herrmann, l’ancien CFO de LeShop qui nous a rejoint il y a deux mois et un nouveau directeur des ventes au plan mondial…

Comment jugez-vous l’écosystème suisse pour le développement des jeunes entreprises?

Il est courant de déplorer le manque de fonds dans le capital-risque. Pour ma part, je suis reconnaissant à l’égard de l’écosystème suisse et plus particulièrement à l’égard de nos premiers clients. C’est grâce à eux que nous avons pu développer nexthink.

Etes-vous satisfait aussi des investisseurs?

J’en suis très content et plus particulièrement de notre conseil d’administration, à la faveur de la confiance et du soutien qu’il nous prodigue. Car je pense que c’est l’organe qui peut faire la différence, dans une entreprise qui peut connaître des hauts et des bas. Dans une phase difficile, c’est aussi l’investisseur qui peut faire la différence.

Vous avez levé 60 millions de francs depuis la création de nexthink. Prévoyez-vous d’autres tours de financements?

Comme nous prévoyons de générer un cash-flow positif l’année prochaine, une levée de fonds, de l’ordre de 10 à 20 millions de francs, serait plutôt affectée à des investissements stratégiques, dédiée au développement de nouveaux produits ou pour accélérer notre croissance aux Etats-Unis.

L’IPO de nexthink est-il agendé pour 2019?

L’IPO est plutôt envisagé pour 2020. Mais l’idée de l’IPO nous permet aussi d’aligner les ressources en fixant les objectifs correspondants. Dès que notre valorisation se sera rapprochée d’un niveau intéressant, la décision d’une entrée en cotation ou d’un maintien des actions en mains privées sera prise d’entente avec les actionnaires.

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Interview: Piotr Kaczor

AGEFI

 



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