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Economie suisse: l’optimisme règne
 
Le 22-11-2018
de WebNews Industry® - News des associations et de la formation

A l’approche de 2019, l’économie suisse semble très confiante. En majorité, les entreprises interrogées s’attendent à une amélioration de la marche des affaires par rapport à l’année en cours, pourtant déjà très prospère. Après une période éprouvante d’adaptation au franc fort et après les séquelles de la crise financière et de la dette, beaucoup d’entre elles estiment être sorties renforcées de ces années difficiles.

La flexibilité et la capacité d’innovation remarquables des entreprises suisses doivent être reconnues et célébrées: elles sont en effet rassurantes. Il n’est donc pas étonnant que les entreprises comptent investir et embaucher davantage l’an prochain. C’est le principal enseignement de l’enquête effectuée par UBS auprès de 2500 entreprises suisses entre mi-septembre et début octobre.

Malgré l’optimisme généralisé pour l’an prochain, les entreprises sondées détectent certains risques géopolitiques. Même si la majorité d’entre elles pensent que ces risques ne se matérialiseront pas, il vaut mieux s’y préparer mentalement, au moins dans le cadre d’une analyse des scénarios possibles.

Environ deux tiers des entreprises citent un brusque ralentissement de l’économie nationale comme leur plus grosse inquiétude. Les autres risques intérieurs potentiels, comme l’échec du paquet fiscal ou une crise immobilière, ne semblent pas les inquiéter. La grande majorité des petites entreprises et près de la moitié des grandes entreprises ne se soucient pas trop non plus d’un éventuel échec de l’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne.

Possible refroidissement

En revanche, un sondé sur deux est préoccupé par un possible refroidissement de la conjoncture mondiale. Les entreprises ne sont toutefois pas certaines de ce qui pourrait déclencher un tel ralentissement. Moins de 20% d’entre elles voient par exemple dans l’échec des négociations du Brexit ou dans les incertitudes politiques, une menace substantielle. Par contre, une brusque appréciation du franc suisse constituerait pour beaucoup d’entreprises le plus grand danger: près de 40% y voient un risque «moyen ou élevé».

Pour ce qui est de l’évolution économique globale en 2019, on peut tabler sur une croissance de 1,6% du PIB suisse. Si ce chiffre correspond à la tendance à long terme, c’est nettement moins que la croissance prévue par UBS pour l’année en cours (+2,9%). Le franc suisse, qui s’est apprécié depuis le premier semestre, et le ralentissement de la conjoncture mondiale devraient peser sur les exportations suisses et les investissements.

Les perspectives pour l’an prochain sont assombries par toutes sortes d’incertitudes économiques et géopolitiques. Pour la Suisse, les principaux risques seraient une aggravation du différend entre Rome et Bruxelles autour du budget italien, un coup de froid sur la conjoncture en Europe ou encore un conflit commercial mondialisé.

Dans ce contexte marqué par les risques, la Banque nationale suisse maintiendra sa politique monétaire circonspecte. UBS ne table pas avant fin 2019 sur un premier relèvement de ses taux directeurs, après que la Banque centrale européenne aura relevé les siens. La perspective d’une politique monétaire moins accommodante dans la zone euro devrait entraîner une dépréciation du franc par rapport à la monnaie commune. A plus court terme, au vu des incertitudes considérables, un affaiblissement du franc n’est guère probable.

Philippe G. Müller
Economiste responsable pour la Suisse romande UBS


AGEFI

 



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