Recherche avancée
Salons & Moteurs du groupe
A PROPOS
Nos chiffres

Témoignages

Mise relation d'affaires

Contact

 



Genilem résout les problèmes de demain par l’innovation
 
Le 15-05-2018
de WebNews Industry® - News des associations et de la formation

Start-up. Le nouveau directeur de l’association Genilem, David Narr, n’a qu’un mot en bouche «collaboration».

David Narr a pris les rênes de l’association valdo-genevoise de soutien aux jeunes pousses, Genilem, il y a tout juste deux mois. Interview.

Le taux de survie des start-up en Suisse reste faible. Que fait votre structure pour lutter contre ce phénomène?

Le taux de mortalité est, en effet, élevé pour les jeunes pousses, lors de leurs trois premières années de vie. Pour pallier cet effet, notre association a mis sur pied un programme de coaching sur trois ans. Créé en 1995, Genilem fait partie des pionniers en la matière. Arnaud Lombard et Anne Sautham-Aulas ont eu l’idée de lancer ce dispositif, en pleine crise économique. L’expérience montre que les projets que nous soutenons ont un taux de survie de 90% à trois ans et de 85% à cinq ans. Nous accompagnons 10 à 12 nouvelles sociétés en devenir chaque année. Au total, nous avons aidé plus de 250 firmes, qui sont nos alumni. Il convient de réactiver ce réseau, afin qu’il vienne soutenir notre équipe nouvellement renouvelée de 6 coach, qui sont tous des entrepreneurs.

Les aides à l’entrepreneuriat se sont multipliées, ces dernières années. Souffrez-vous de cette concurrence?

Non, il s’agit d’une saine compétition. Face à la solitude que rencontre tout entrepreneur, différentes formes de soutien sont nécessaires. Nous misons sur le coaching et la formation.

Annuellement, le coaching que nous offrons représente près de 80.000 francs de prestations. Notre force réside dans une conception large de l’innovation. Nous encourageons des projets innovants dans tous les secteurs et non pas uniquement dans la technologie. Nous avons, par exemple, accompagné Litte Green House, une structure de crèches trilingues à la pédagogie novatrice et qui emploie plus de 120 collaborateurs. Parmi les autres entreprises aiguillées, figurent notamment un fitness à bas prix qui a numérisé ses services et le laboratoire de test rapide d’allergies, Abionic. Ce dernier a récemment levé 20 millions de francs.

Comment assurez-vous votre financement?

Dès le début, nous avons opté pour un financement innovant entre le privé et le public. Ce type de partenariat était encore rare dans les années nonante. Notre budget annuel tourne autour des 1,3 million de francs. Il est financé par les cantons de Vaud et de Genève. Sans oublier les banques cantonales de ces deux cantons. Les chambres de commerce et d’industrie genevoise et vaudoise nous soutiennent également. A l’instar de Procter & Gamble, nous avons aussi des parrains privés, qui s’acquittent d’une cotisation pour être membres de notre association. Enfin, nous fournissons des formations payantes sur la création d’entreprise. Si nos finances se portent bien, nous devons, chaque année, nous battre pour attirer de nouveaux partenaires.

La Suisse en fait-elle assez en matière d’entrepreneuriat?

Il y a eu des progrès. Les hautes écoles sont de plus en plus sensibles à cette thématique. Lorsque j’ai fini mes études dans les années 2000, les programmes d’encouragement à la création de start-up n’existaient tout simplement pas. Mais il ne faut pas se reposer sur nos lauriers. Nous nous situons à un moment charnière. Le nombre d’indépendants va augmenter, ces prochaines années. La peur de l’échec n’est plus aussi grande auprès de ceux qui veulent lancer leur propre affaire. Je ressens un besoin de liberté plus grand et une envie de donner du sens à son travail. L’entrepreneuriat social connaît déjà un intérêt croissant.

A quelles difficultés font face les start-up actives sur sol helvétique?

Les nouvelles sociétés sont confrontées à un marché suisse minuscule. Autre problème, s’il existe beaucoup de soutiens financiers pour se lancer et en fin de parcours, les jeunes pousses situées à un stade intermédiaire et qui ont besoin entre 500.000 et 1,5 million de francs font face à un vide financier.

Maude Bonvin
AGEFI

 



Copyright © 2001 - 2018 Inter Group News All Rights Reserved