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L'apprentissage est-il vraiment efficace? Vos réactions
 
Le 13-03-2018
de WebNews Industry® - News des associations et de la formation


Vos réponses à notre sondage en ligne révèlent d’autres priorités que l’accélération du rythme de révision tous les cinq ans.

Le rythme de révision des cursus n’est pas si important que de prendre maintenant le virage vers l’apprentissage tout au long de la vie. C’est ce qui ressort des premières réponses développées de notre sondage en ligne. Elles ouvrent quelques nouvelles pistes dans le débat sur la manière d’organiser les apprentissages pour répondre au défi de la numérisation.

Personne des répondants ne nie qu’il existe un besoin d’adaptation. La nécessité d’intégrer plus de connaissances en matière de programmation dans les apprentissage n’est guère contestée (sauf peut-être pour les attestations en formation professionnelle sur deux ans, en raison des aptitudes insuffisantes des apprentis, comme l’a souligné un intervenant). Pour certains, c’est toutefois plutôt l’utilisation des outils informatiques que la programmation qui devrait être visée. Cela dépend probablement des secteurs d’activité (secondaire/tertiaire).

"L'apprentissage doit gagner en flexibilité"

D'après vos réponses, raccourcir le rythme quinquennal de révision des cursus de formation actuels n’est du moins pas la seule manière de s’adapter aux nouveaux profils recherchés. Les nouvelles activités sont peut-être si éloignées des métiers actuels qu’il faut plutôt créer des formations pour des métiers qui n’existent pas encore.

«L’apprentissage doit gagner en flexibilité par rapport à son offre plus qu’à son rythme», argumente l’un des répondants. Il apparaît en filigrane que le vrai problème est probablement que les connaissances requises pour les emplois sont devenues plus spécifiques que par le passé, tout en évoluant plus vite. Ce qui a pour conséquence que de tenter de donner des troncs communs solides comprend désormais moins de connaissances que le détenteur du CFC pourra utiliser dans sa carrière professionnelle future.

Cette ambition est peut-être à l’origine de ce que certains entrepreneurs peuvent percevoir comme une sorte de gâchis: «Un apprenti coûte très cher à une entreprise s’il veut être correctement éduqué – il y a trop d’heures d’écolage perdues.» C’est une autre raison pour laquelle la flexibilité devient une notion absolument clé.

Impliquer les apprentis dans la recherche de solutions

Plusieurs intervenants insistent ainsi sur le fait que le monde professionnel d’aujourd’hui fonctionne toujours plus selon un mode de projets. Cela signifie aussi que déjà les apprentis doivent être impliqués dans un processus de recherche de solutions. Afin de développer cet état d’esprit, les méthodes pédagogiques à l’école doivent elles aussi évoluer dans ce sens, s’orienter à la recherche de solutions à des problèmes (complexes), en interaction plutôt qu’en enseignement traditionnel, vertical.

«Le corps enseignant est-il prêt à diminuer la transmission du savoir, afin d’amener un savoir-faire ou un savoir-être?», demande un répondant de manière très pertinente, tout en soulignant que des stages en entreprise du corps enseignant seraient un atout très important. La transversalité, l’interdisciplinarité est un autre aspect dont il faut tenir compte plus fortement. Il peut être favorisé en donnant aux jeunes des «responsabilités réelles dans des dossiers, avec tous les aspects», comme le propose un autre répondant.

Ces constats amènent à réfléchir sur un changement de système fondamental, avec des formations de base nettement plus modulaires que jusqu’à présent. Pour garantir l’employabilité, un tel système implique de manière quasi automatique le passage à un état d’esprit favorisant la formation tout au long de la vie.

Un répondant propose même de «supprimer la notion de fonction (employé de commerce, informaticien, etc.) et introduire la notion d’objectif (apprendre à faire des sushis, devenir patron, etc.)». Il invite également à ne jamais perdre de vue que l’attractivité doit être garantie des deux côtés: celui des entreprises, mais aussi celui des futurs apprentis. Ce sont peut-être ces derniers qui risquent de lâcher prise si les profils proposés ne correspondent pas à leur état d’esprit, probablement déjà orienté vers le changement que propose le répondant.

Christian Affolter
AGEFI

 



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