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Des étudiants romands closent leurs projets «Made in China»
 
Le 11-12-2018
de WebNews Industry® - News des expositions

La quatrième édition du programme pédagogique China Hardware Innovation Camp s’est terminée, ce lundi soir, avec un Demo Day: une soirée de démonstrations d’objets connectés. Trois des cinq projets envisagent se poursuivre l’aventure académique en un périple entrepreneurial.

C’est la touche finale d’une année d’aventures. Le programme China Hardware Innovation Camp (CHIC) 2017 – 2018 s’est clôturé ce lundi lors d’un Demo Day organisé au sein de l’accélérateur renanais MassChallenge. Trois équipes d’étudiants de l’EPFL, de l’ECAL et de l’UNIL y ont présenté leurs trois prototypes fonctionnels, conçus en Suisse puis fabriqués et peaufinés en Chine. D’une page blanche, ils ont réalisé les produits suivants: un dispositif portable pour gérer les groupes d’enfants pour Seeki, un appareil qui met les distractions en sourdine pour Flowlin et une peluche connectée pour Toygether. L’évènement festif a réuni entre autres les alumni de CHIC. Un public d’une soixantaine de personnes a assisté aux trois présentations ainsi qu’à une table ronde sur les expériences d'apprentissage innovantes. La nouvelle volée, 2018 – 2019, était présente également pour faire ses débuts.

Immersion dans un marché inconnu

Le programme CHIC s’étend sur une année dont le point d’orgue est un voyage à la découverte du marché de l’électronique chinois, mi-juillet. Lors de cette quatrième édition, 28 étudiants lausannois, fribourgeois et genevois répartis en cinq équipes interdisciplinaires ont visité Shenzhen puis Hong Kong. «Ils y ont réalisé de belles itérations au niveau technique et quelques avancées au niveau du design. Ils ont surtout eu le temps de plancher ensemble sur des problématiques qui s’imposaient encore», raconte Marc Laperrouza, cofondateur du CHIC et chargé de cours à l'EPFL et à l’UNIL. «L’équipe de Flowlin notamment a concrétisé une jolie percée technologique en parvenant à simuler le même phénomène que lorsqu’un smartphone est placé dans une voiture, c’est-à-dire enclencher le mode “ne pas déranger”.»

Bientôt des spin-off?

Marc Laperrouza affirme: «L’objectif du programme n’est pas de lancer des start-up mais d’offrir aux étudiants une expérience d’apprentissage hors du commun. La suite est de leur propre ressort.» L’expérience a néanmoins transmis le virus entrepreneurial à ces universitaires car, sur les cinq équipes, trois tenteront de poursuivre l’aventure au-delà des exigences du programme CHIC. «C’est la première année que nous atteignons un tel ratio. Il est cependant encore trop tôt pour prédire si ces initiatives se mueront en entreprise.»

Pour leur part, Core – la lunchbox connectée de l’équipe fribourgeoise – et Seeki s’arrêtent là. En revanche, les projets lausannois Flowlin et Toygether se lancent sur la voie entrepreneuriale en continuant à tester leur idée et en l’affinant lors de différents concours.

La troisième équipe à poursuivre sa route est Guido, le xylophone connecté genevois qui aide les enfants à apprendre la musique. Ce mentor musical des étudiants de la HEAD, de l’HEPIA et de la HEG a récemment pris son envol, porté par Vignesh Venkatachalam de la HEG. Il a remporté la première place du concours de la meilleure idée lors de la semaine de l’entrepreneuriat de l’UNIGE, mi-novembre, ainsi que la deuxième place du concours Genilem HES, fin novembre.

La boucle est bouclée pour Seeki, le compagnon interactif

L’ami électronique des enfants et l’assistant des adultes, Seeki est un petit appareil portable qui vise à une gestion facilitée des groupes de tout-petits, dans le cadre d’activité à l’extérieur par exemple. Grâce à une pince, chaque bambin peut le fixer facilement à ses vêtements. Il permet de compter et même d’appeler les enfants pour veiller à ce que le groupe soit complet. «Lorsqu'un enfant s'éloigne trop du superviseur, ce dernier reçoit une alerte sonore pour le prévenir qu'il doit surveiller l’un d’entre eux. L'idée est de lui fournir une petite aide au moment opportun», explique Thomas Havy étudiant en génie électronique à l’EPFL. De son aventure en Chine, il garde le souvenir d’une expérience très enrichissante sur le plan professionnel. Shenzhen et son écosystème ultra-dynamique de production d'électronique l’ont particulièrement marqué. Il raconte: «Nous avons eu l'occasion de visiter une ligne d'assemblage d'un téléphone haut de gamme Huawei et j'ai été frappé par la taille et la capacité de production de cette ligne, presque entièrement automatisée».

Un prototype fonctionnel: l’objectif à atteindre

Les cinq étudiants de l’équipe ne poursuivront probablement pas le projet Seeki au-delà du programme CHIC, préférant se consacrer à leurs études. «En revenant de Chine, nous avons peaufiné notre produit au regard de ce que nous y avons appris. Le Demo Day représente l’occasion de faire le point et de présenter au public le résultat d'une année de travail.»

Flowlin veut poursuivre le combat contre la distraction au travail

A l’heure des notifications incessantes et des grands espaces de travail ouverts, rester concentré relève parfois de la mission impossible. Flowlin est un dispositif qui vous coupe non seulement de vos collègues mais aussi d’autres sources de distraction comme les alertes d’applications. Fixé sur votre ordinateur, son voyant lumineux indique à votre entourage que vous êtes occupé. De plus, il se connecte à votre smartphone via Bluetooth et active l’option “ne pas déranger” durant la durée d’une séance de travail, grâce à une minuterie. «Durant le séjour en Chine, le moment le plus marquant a été le premier fonctionnement de notre prototype», se souvient Sandra Uebelhart, étudiante à la HEC de Lausanne. «C’était à la fois une belle récompense pour notre travail préalable et une grande motivation pour la suite.»

Prolonger l’expérience au-delà du programme CHIC

A l’heure actuelle, la solution Flowlin est en phase de test au sein d’un open space lausannois. «Grâce aux retours concrets des utilisateurs, nous tirerons des conclusions et nous corrigerons le tir si nécessaire.» Pour les six étudiants de l’équipe Flowlin, l’aventure continue: ils ont obtenu des bureaux à La Forge, au sein de l’EPFL Innovation Park, et sont en discussion avec le comité du programme d'encouragement Xgrant pour l’obtention de fonds. «Nous faisons aussi partie des douze demi-finalistes du concours START à Lausanne et nous prévoyons de participer également au Salon des technologies et de l’innovation de Lausanne (STIL) en mars 2019», explique-t-elle.

Pour la future jeune pousse, le Demo Day marquera la transition entre l’aventure au niveau académique et sa poursuite sur un plan entrepreneurial.

Sophie Marenne
AGEFI

 



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