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Les cuisines professionnelles de Ginox
 
Le 09-05-2019

Les cuisines professionnelles de Ginox brillent dans les hôtels étoilés

Forte de ses deux sites de production, à Montreux et dans les Emirats, la société vaudoise touche une clientèle suisse et mondiale.

Des hôtels design et de grand luxe à Dubaï, Abu Dhabi ou aux Maldives, des établissements cinq étoiles ou contemporains en Suisse, des hôpitaux, EMS et restaurants gastronomiques de grandes toques autour du Léman: les cuisines professionnelles fabriquées par Ginox ne manquent pas de références. La liste des enseignes de renom qui forment sa clientèle est longue.

Pourtant l’entreprise basée à Chailly-sur-Montreux, qui vient d’inaugurer mi-février une unité de production dans l’émirat de Ras al-Khaima, où elle avait déjà un site depuis douze ans, veut poser sa griffe toujours plus loin, notamment en Asie et en Amérique du Nord.

«L’usine suisse du désert»

La nouvelle «usine suisse du désert», située à environ une heure de route de Dubaï, qui triple la capacité de production du site, compte désormais près de 120 employés. Ginox a reproduit en plus grand son bâtiment industriel stylé construit sur les hauts de Montreux en 2011 pour remplacer ses anciens ateliers de Clarens.

C’est en 2007 que la société a mis le cap sur les Émirats arabes unis, sous l’impulsion de Jérôme Hofer, représentant de la cinquième génération, qui avait repris le flambeau de cette entreprise familiale quatre ans plus tôt, à la tête du groupe Giovanna Holding. Celui-ci chapeaute la branche ferblanterie, installations sanitaires et chauffage (Giovanna SA), Ginox SA (fondée en 1946, qui emploie 80 des 120 collaborateurs du groupe en Suisse) et la nouvelle société sœur Ginox UAE LLC. Avec cette entité, le groupe voulait profiter du formidable boom immobilier de la région du Golfe grâce à la signature du Swiss made.

Dans l’usine des Émirats, la production de mobiliers et équipements de cuisine est plus industrialisée et standardisée que sur le site vaudois, davantage consacré au sur-mesure. Chacune des deux sociétés a son marché propre, mais la première produit aussi une partie des éléments de base destinés au marché helvétique. À Chailly-sur-Montreux, une petite équipe de R&D développe de nouvelles solutions techniques pour les cuisines professionnelles, comme l’optimisation de la consommation d’énergie et la récupération des graisses utilisées en quantités. Ces équipements sont truffés de technologies, insoupçonnables pour le convive.

Hottes brevetées

Les hottes de ventilation sont équipées de systèmes de récupération de chaleur et d’extinction incendie automatique. Les ingénieurs de Ginox ont mis au point un système de nettoyage automatique des graisses qui sont absorbées par des billes en argile et détruites au moyen de bactéries. Ce procédé, breveté et commercialisé depuis une vingtaine d’années, permet d’éliminer la quasi-totalité des graisses, assure-t-on chez Ginox. Les avantages de cette technique en matière d’entretien et de nettoyage, d’hygiène, de longévité ainsi que de protection incendie compensent largement le surcoût, même sensible, de son acquisition, remarque le CEO Jean Hardt.

L’entreprise planche actuellement sur l’élimination des odeurs de cuisine. Une solution inédite vient d’être testée dans le luxueux Hôtel Eden au Lac, à Zurich, soucieux de ne pas importuner le nez de ses visiteurs et du voisinage. Le procédé, qui repose sur une technologie d’ultraviolets (UV), pourrait faire tache d’huile, espère-t-on.

La fabrication de ces équipements de cuisine est largement automatisée, en commençant par la conception des pièces assistées par ordinateur dans le bureau technique. La même équipe se charge de la programmation des machines installées dans le vaste atelier pour les opérations de déstockage des tôles inoxydables, découpe au laser, pliage et soudure. Mais une partie de la production reste artisanale, notamment la fabrication des éléments sur mesure, qui sont parfois «des pièces d’art».

Pour le MCBA ou le LHC

Les trois principaux marchés de Ginox sont l’hôtellerie-restauration, la restauration d’entreprise et le secteur de la santé. Les clients privés – des propriétaires passionnés qui investissent dans leur cuisine – représentent 10 à 15%. Parmi les dernières livraisons importantes de cuisines professionnelles, on relève le Musée cantonal des beaux-arts, le nouvel Hôpital Riviera-Chablais ou encore la future arène du Lausanne Hockey Club, un contrat à près de 1,5 million pour le cuisiniste de Montreux, la plus grande partie étant des services liés à l’infrastructure.

Pour l’heure, la Suisse romande reste de loin le marché phare de Ginox SA, dont le chiffre d’affaires représente grosso modo 60% des 33 à 34 millions de francs réalisés par le groupe. L’entité suisse veut toutefois se développer outre-Sarine et hors des frontières, à commencer par l’Allemagne, où la demande est importante pour les cuisines premium, selon Jean Hardt, expert en management qui a pris les rênes de Ginox il y a moins d’une année. «Nous faisons beaucoup de rénovations, dit-il. Dans ce domaine, la demande pour éliminer les odeurs est importante.» Il ne cache pas que l’Amérique du Nord pourrait également s’ouvrir à ses produits de pointe.

L’unité des Émirats ne représente encore qu’un cinquième du chiffre d’affaires du groupe, mais la direction vise une croissance élevée au Moyen-Orient, ainsi qu’en Afrique et en Asie, en particulier en Inde, où un vendeur vient d’être engagé. La petite quincaillerie, fondée à Montreux en 1875, en a fait du chemin après s’être développée à la Belle Époque dans la ferblanterie et les installations sanitaires grâce à l’essor de l’hôtellerie de luxe sur la Riviera. Celle-ci voulait déjà offrir à ses clients les meilleures conditions de salubrité et d’hygiène.

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