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Le valaisan Ubcom au rendez-vous du FIC
 
Le 21-01-2019

Cybersécurité. Durant le salon français, la start-up lance son offre en détection de vulnérabilité. Elle met le pied à l’étrier aux PME et TPE face à leurs obligations de sécurisation.

La onzième édition du Forum International de la Cybersécurité (FIC) débute ce lundi, à Lille. C’est le rendez-vous français le plus important en la matière, mais c’est aussi un rassemblement qui se veut paneuropéen, dans l’optique du marché unique numérique et du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) en vigueur depuis mai. L’an dernier, ce salon a attiré plus de 8000 participants, venus de 80 pays. «Il est essentiel pour nous d’assister à cette grand-messe annuelle qui, à l’échelle européenne, est une référence incontestée», affirme Frans Imbert-Vier, à la tête d’Ubcom. C’est la cinquième fois consécutive que l’agence valaisanne de conseil stratégique en cybersécurité tient un stand au cœur du pôle innovation du FIC qui met en évidence les start-up innovantes. Créée en 2014, cette société emploie 16 personnes entre Martigny, Paris et Luxembourg.

Seule entreprise de cybersécurité helvétique exposant sur place, Ubcom y représente aussi l’association Vigiswiss, le réseau de data centers helvétiques certifiés. L’objectif: promouvoir la pertinence, la flexibilité juridique et les performances des centres de données suisses sur le marché européen.

En réaction au RGPD

Au FIC, Ubcom fait la promotion de sa nouvelle offre en détection de vulnérabilité. «L’article 32 du RGPD indique que toute entreprise qui gère des données nominatives a l’obligation de sécuriser son système d’information», explique le CEO. Concrètement, cela implique que les sociétés traitant de telles données ne peuvent pas utiliser de systèmes informatiques obsolètes, par exemple des logiciels qui ne sont plus supportés par les éditeurs ou des machines qui ne sont plus maintenues. «L’interdiction de cette dette technique vous empêche de travailler avec un ordinateur dépassé, au même titre que vous n’avez pas le droit de rouler avec une voiture délabrée», dit-il.

Dans cette optique, la détection des vulnérabilités est un examen du réseau des machines de l’entreprise afin de vérifier si elles sont toutes à jour. Cependant, de tels scans sont des opérations complexes et coûteuses, accessibles uniquement aux grandes compagnies.

Jusqu’aux plus petites entreprises

En réaction, Ubcom s’allie avec l’opérateur de solutions informatiques lausannois Abissa pour créer une offre accessible aux PME et TPE, via le logiciel BeSecure.

Il décrit: «Pour quelques centaines de francs, nous permettons à de petites entités comme un cabinet d’avocats genevois ou un vendeur de vin valaisan, de bénéficier d’un scan de grande qualité. Conçu par l’entreprise américaine Beyond Security, BeSecure nous permet de collecter les vulnérabilités des sociétés. De plus, ces failles restent protégées dans un techno-système souverain, à travers un hébergement en cloud privé suisse.» Au final, un rapport de vulnérabilité est remis au client et il ne lui reste plus qu’à exécuter la remédiation proposée par le logiciel d’analyse. Il améliore ainsi sa résistance à d’éventuelles attaques informatiques.

René Fell, CEO d’Abissa, précise: «Nous nous adressons à toutes les entreprises, et surtout aux plus petites, en leur permettant d’accéder à cette formidable technologie pour un coût marginal.» L’offre est disponible à partir de 300 francs pour l’analyse de vingt périphériques: ordinateur, serveur ou encore imprimante. Opérationnelle dès février, l’analyse peut être effectuée à distance en moins de 72 heures ou bien en interne chez le client grâce à un scanner portable. La clientèle visée est large: toute société située dans l’un des Etats qui ont inscrit le RGPD à leur règlement.

Démocratisation des outils de sécurité

Frans Imbert-Vier déplore: «La cybersécurité devrait être un droit pour tous les acteurs de l’économie. Cependant les petites structures – qui sont pourtant souvent en ligne de mire des hackers – n’y ont souvent pas accès. Le marché actuel des éditeurs rend les solutions de protection particulièrement onéreuses.»

Selon lui, la nouvelle solution mise en place par Ubcom et Abissa avec le logiciel BeSecure est un pas en avant en faveur de la résistance des sociétés. «Mais c’est une contribution modeste. Il reste beaucoup à faire: les prix des antivirus et des solutions de sauvegarde doivent baisser. La cybersécurité en entreprises devrait être générique et non plus exceptionnelle, surtout sachant que le tissu économique suisse est composé à 95% de PME.»

Sophie Marenne
AGEFI

 



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