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Georg Fischer a été rendu plus fort par Yves Serra
 
Le 20-12-2018

Les dix ans passés en tant que CEO par ce Français très international ont débouché sur une nette amélioration du positionnement, de la compétitivité et de la rentabilité de GF.

Arrivé à l’âge de la retraite, Yves Serra quittera la fonction de CEO du groupe Georg Fischer (GF) en avril 2019, après l’avoir exercée avec succès. Cela signifie que le groupe industriel, basé à Schaffhouse, a considérablement amélioré son positionnement, sa compétitivité et sa rentabilité, dans ses trois métiers : systèmes de tuyauterie (GF Piping Systems ou GFPS), les composants en métal pour l’industrie automobile (GF Casting Solutions ou GFCS) et les machines-outils (GF Machining Solutions ou GFMS).

Malgré une baisse proche de 40% du cours en 2018, l’action GF demeure sur une ligne haussière depuis mars 2009. Yves Serra a certes été aidé par un marché des actions à la hausse, mais il a aussi accompli un excellent travail. Andreas Müller, son successeur et actuel CFO, devra perpétuer cette évolution, bien que les marchés financiers s’annoncent plus difficiles.

Andreas Müller, qui a également exercé des fonctions d’exploitation dans l’unité d’affaires GF Piping Systems, comme chef de produit notamment, n’a pas qu’une connaissance financière de GF. Il poursuivra probablement la stratégie payante de son prédécesseur et mettra en œuvre d’autres mesures qui rendront GF encore plus résistant. En mettant l’accent sur des activités de croissance et à marges plus élevées. Au demeurant, Yves Serra deviendra administrateur de GF. Il reste toutefois encore à trouver un bon directeur financier.

Cyclique mais davantage résistant

GF demeure un groupe cyclique mais davantage résistant grâce à son unité d’affaires GF Piping Systems qui est bien positionnée dans des marchés de croissance. En haute conjoncture, les trois divisions de GF génèrent une valeur substantielle, ce qui été en particulier le cas lors du premier semestre 2018, avec un rendement des capitaux investis (ROIC) de 25,6% (22,1% au premier semestre 2017) pour GFPS, 20,7% (22,4%) pour GFCS, qui bénéficie des composants en métal léger, et 24,7% (14,9%) pour GFMS. Le groupe a pour objectif un ROIC de 18% à 22%. Au regard d’un coût moyen du capital (WACC) de 7,5%.

Toutes ces divisions ont enregistré une croissance organique au-dessus de 10% ou proche de ce seuil (+11,9% pour le groupe) au premier semestre 2018. Avec une forte augmentation dans toutes les zones géographiques. Un ralentissement de la croissance se dessine cependant, ce qui explique la forte correction de l’action cette année, après que celle-ci a été poussée trop haut par le marché. GF continue à investir dans l’innovation, notamment avec le lancement de produits numériques, ainsi que dans les compétences de value selling.

GF est valorisé à 3,2 milliards de francs par le marché. Son endettement net s’élevait à 480 millions de francs à fin juin 2018. GF a généré un cash-flow libre (avant acquisitions et cessions) de 204 millions de francs en 2017 (231 millions en 2016). La valeur d’entreprise correspond à environ 7,5 fois l’EBITDA (résultat brut d’exploitation) de 2017 (491 millions de francs). Un tel multiple ne paraît pas surfait.

Philippe Rey
AGEFI

 



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