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Quand les entrepreneurs doivent faire face à l'éternel casse-tête du financement
 
Le 10-09-2018

Comment lancer un nouveau produit/service avec des moyens limités? C’était le thème du dernier «Petit Déjeuner des PME et start-up», organisé par Y-Parc et Genilem.

Comment lancer un nouveau produit/service avec des moyens limités? C’était le thème de ce «Petit Déjeuner des PME et start-up», organisé par Y-Parc et Genilem.

Une problématique centrale qui fait partie du quotidien pour la plupart des entreprises et entrepreneurs. Pour cet évent, les deux entités organisatrices ont invité des acteurs aux profils différents, dont Raphaël Produit, responsable de la division ERP & Digital de Vaudoise Assurances ; et Julien Kervio, associé de Christian Bagnoud, fondateur de la start-up genevoise Benjie qui crée et vend des chaussures pour enfants.

«Proposer d’abord un projet commun »

Lorsque les moyens de l'entrepreneur sont limités, il existe des solutions telles que le financement par les clients via le crowdfunding ou le co-financement de nouveaux produits par une grande entreprise. Il peut également se lier à un acteur institutionnel pour lever des fonds. Raphaël Produit, dans son rôle responsable de la division ERP & Digital de Vaudoise Assurances, est à l’origine des différents partenaires stratégique que l’assureur fait avec des start-up.

«Un acteur institutionnel comme la Vaudoise regarde certains critères avant d’accompagner les entreprises dans leurs projets. Nous analysons son environnement (n.d.l.r. marché, clientèle, etc.) et les besoins sollicités par l’activité par rapport à cet environnement.»

Avant de souligner: «Les entrepreneurs doivent adapter leur discours face à un acteur institutionnel comme la Vaudoise Assurances. S’ils sont en phase de démarrage, il serait plus raisonnable pour eux de proposer un projet commun plutôt que de demander de l’aide financière. Les séries A, B et C ne sont pas simplement des lettres de l’alphabet. Elles correspondent aussi aux phases de développement des entreprises qui lèvent des fonds.»

Comment réussir sa campagne de crowdfunding

Le crowdfunding – ou financement participatif pour les puristes – permet à chacun de rêver de matérialiser ses projets en élargissant le cercle des prêteurs traditionnels.

Julien Kervio, de la jeune pousse genevoise Benjie, est venu témoigner de sa récente expérience à ce sujet. Cette entreprise, qui crée et vend des chaussures pour enfants, souhaitait acheter ses propres machines afin de maîtriser de bout en bout sa production et être plus réactive face aux tendances du marché. Pour financer ce projet, les deux associés ont donc lancer une campagne de crowdfunding, avec l’objectif de lever entre 30.000 et 50.000 francs.

Après un mois de campagne sur la plateforme We Make It, ils ont récolté 57.763 francs. Un succès qui s’explique notamment par la contrepartie offerte, à savoir, pour un investissement de 650 francs, l’internaute recevait une paire de chaussures Benjie pour son enfant jusqu’à que celui-ci ait 18 ans.

«Les contreparties sont le moteur de la collecte. Au-delà de l'adhésion pure et simple à votre projet, elles sont un facteur-clé pour inciter les internautes à devenir des investisseurs. Les contreparties varient par paliers successifs. Les plus petites sommes peuvent être récompensées par des marques d'attention symboliques comme un bon de réduction. Cependant, des récompenses exceptionnelles doivent être imaginées pour les investisseurs prêts à financer le projet avec des sommes importantes. Ils apprécient le type de récompense «qu'on ne peut pas acheter en magasin», des choses uniques.»

Autre conseil donné par l’entrepreneur, la teneur du discours de vente. Le pitch est en effet le premier point de contact avec les contributeurs potentiels. «L’histoire du produit doit jouer sur la corde émotionnelle et pouvoir être résumée en 10 secondes.» Avant de souligner qu’une campagne de crowndfung est un réel investissement. «Les premiers jours sont essentiels. Il ne suffit pas d’avoir une idée, de faire une vidéo de cinq minutes et c’est terminé. Un lancement, c’est avant tout une équipe qui croit dans son projet, qui s’investit à 100% et qui croche durant les premières semaines.»

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Matteo Ianni

AGEFI

 



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