Recherche avancée
Salons & Moteurs du groupe
A PROPOS
Nos chiffres

Témoignages

Mise relation d'affaires

Contact

 



Swiss ICT Investor Club veut renforcer sa présence à Genève
 
Le 29-06-2018
de WebNews Industry® - News des associations et de la formation

SICTIC très actif en Suisse alémanique affiche son ambition en Suisse romande. A la recherche de la prochaine licorne.

Le Swiss ICT Investor Club (SICTIC) – créé en 2014 – est une association à but non lucratif, qui met en relation le smart money des investisseurs avec des start-up technologiques suisses early-stage. Avec plus de 15 événements par an dans toute la Suisse, dont 5 à Genève et Lausanne, SICTIC veut renforcer sa présence en Romandie. Le Club organise le flux de deals, le jumelage des start-up et des investisseurs et facilite le processus jusqu’à la clôture du cycle d’investissement, dans le but d’augmenter la quantité et la qualité des investissements locaux.

Zéro frais pour la start-up

Contrairement à d’autres organisations, SICTIC ne facture aucun frais aux start-up supportées. Il ne détient pas non plus d’actions dans des start-up et ne s’investit pas en tant que Club, mais en tant qu’investisseur individuellement.

SICTIC est supervisé par plusieurs membres du Conseil, professionnels expérimentés, qui participent activement au développement de l’écosystème entrepreneurial suisse en participant à des événements industriels, en parrainant des start-up et des organisations de soutien, et en apportant leur expérience pour aider à bâtir des entreprises performantes.

Parmi les membres du Conseil - présidé par Thomas Dübendorfer, ex responsable technique des projets de sécurité et de confidentialité chez Google à Zurich - deux membres sont basés en Suisse romande: Fulvia Montresor et Bolko Hohaus (VP), fondateur de HCP, une société axée sur l’innovation en matière de technologies financières. Il est actif en tant que business angel, coach et membre du conseil d’administration dans une start-up. Anca Albu a rejoint récemment SICTIC en tant que managing director, elle sera en charge notamment du développement vers la Suisse romande. Elle estime qu’une présence régulière auprès des investisseurs et start-up est essentielle. Tous les membres du Conseil sont bénévoles.

«En Suisse, si une grande masse d’argent est disponible, il n’y a pas encore assez de smart money pour des start-up technologiques. Outre une aide financière, SICTIC apporte surtout du réseau et des conseils aux entrepreneurs, qui en manquent cruellement. Afin d’éviter les erreurs faciles», explique Bolko Hohaus, vice-président, qui rappelle que 938 millions de francs sont investis dans 91 start-up technologiques en Suisse en 2017, dont 64% pour les services informatiques et biotechnologiques dans le domaine des soins de santé, les 36% restants étant alloués aux entreprises TIC (Information Communication Technology). Parmi ces 91 start-up, qui ont obtenu des investissements, plus de 32 ont présenté devant le Club SICTIC, avec des investisseurs individuels rassemblés au sein de SICTIC, qui ont consacré 20 millions de francs de leur richesse personnelle.

Globalement en Suisse, de nouveaux records ont été atteints pour l’investissement global et le nombre de cycles de financement en 2017. Cependant, le total des fonds investis n’a augmenté que de 3,2%, passant de 908,7 millions de francs à 937,7 millions.

Objectifs de croissance

L’objectif global de SICTIC est de dédier globalement 40 millions de francs au secteur technologique en Suisse. Dans ce but, le Club veut croître de 50% par an, rassembler de nouveaux membres investisseurs, pour en compter 500 d’ici 2020, apportant 20 millions de francs supplémentaires. Relativement peu présent en Suisse romande, SICTIC veut se rapprocher des centres d’excellence et d’innovation clés pour les start-up, que sont l’EPFL, l’IMD, la Fongit et Fusion. Au moins trois start-up romandes ont récemment levé des fonds via SICTIC: Creal3D, Procsea, Vima Link.

«Aider plus de start-up contribue à la bonne santé économique de la Suisse, en termes d’emploi et d’avenir. Les meilleures start-up pour les meilleurs business angels. 8 des 10 plus grandes entreprises mondiales appartiennent au secteur de la technologie, aucune n’est européenne. La Suisse a peu de licornes. Aucun IPO de grande technologie depuis Logitech. Nous voulons rendre cet avenir possible dans notre pays», résume le vice-président, qui a installé son gestionnaire d’actifs HCP Hohaus Advisory sur les rives du lac Léman où il réside.

Investissements long terme

Les investissements de SICTIC se situent dans un horizon de 6 à 8 ans. Avec de rares exceptions comme la sortie de Contovista menée par le président Thomas Dübendorfer après 4 ans et demi, pour un multiple de 32,9 dans le premier investissement providentiel et de 8,6 au total.

La cotisation des membres s’élève à 500 francs par an pour des avantages multiples, tels que l’accès complet à leur plate-forme de flux en ligne, l’entrée gratuite à plus de quinze événements SICTIC Investor Day par an, des événements réservés aux membres, etc.

Selon une étude sur le marché américain, les rendements des business angels se situent entre 20 et 25% par an. SICTIC n’a pas de rendement cible, mais verrait un rendement inférieur, peut-être 15% par an, plus réaliste pour un portefeuille bien diversifié d’investissements providentiels.

Face à la transformation numérique, impactant le secteur bancaire notamment, Hohaus s’interroge sur le faible niveau d’investissement dans la fintech à Genève notamment. Il estime qu’un mouvement massif devrait émaner des banques et autres institutions financières. Il cite l’exemple trop rare de Preon Capital Partners, family office genevois, associé à la Fongit, incubateur de start-up technologiques, pour leur propre fonds d’investissement Helvetica Smart Capital fund. Doté d’un montant de 50 millions de francs suisses, ce fonds comblera la première phase du stade de financement de «la vallée de la mort», étape du financement des start-up technologiques dont les besoins de cash sont importants, de l’ordre de 1 à 2 millions de francs.

Bolko Hohaus déplore également que les fonds de pension en Suisse n’investissent quasiment rien dans les start-up technologiques suisses, mais continuent d’investir dans l’immobilier, devenu pourtant extrêmement cher en Suisse.

Cet article vous est offert par Swissquote
Elsa Floret

AGEFI

 



Copyright © 2001 - 2018 Inter Group News All Rights Reserved