Recherche avancée
Salons & Moteurs du groupe
A PROPOS
Nos chiffres

Témoignages

Mise relation d'affaires

Contact

 



Frédéric Dreyer s’inspire de l’Europe pour la promotion industrielle genevoise
 
Le 30-05-2018
de WebNews Industry® - News des associations et de la formation

Depuis deux mois, le nouveau directeur transforme l’OPI pour assurer la compétitivité des PME.

Cela fera deux mois que Frédéric Dreyer dirige l’Office de Promotion des Industries et des Technologies (OPI) à Genève et déjà l’OPI se veut être un «Serial Transformer», selon ses termes. Car le temps presse pour ce jeune professionnel, fort d’une dizaine années d’expérience dans l’industrie suisse. Il souhaite transformer l’état d’esprit des PME, condition sine qua none à leur évolution organisationnelle et vitale pour que l’industrie puisse capitaliser sur son agilité.

Issu du milieu manufacturier horloger - Swatch Group puis Richemont - l’ex directeur R&D dont le curriculum vitae cumule quatre masters et un doctorat - a été mentionné dans le New York Times pour avoir triplé le nombre de brevets de la marque Panerai en moins de cinq ans. C’est en toute connaissance de cause qu’il a postulé à la direction de l’OPI, afin de «sortir de sa zone de confort.» Frédéric Dreyer voit comme un sacerdoce sa mission, qui consiste à accompagner les entreprises genevoises dans leur défi de la transformation 4.0, avec le support des organismes de soutien et des partenaires-clés, comme le GCC (Geneva Creativity Center), qui a pour mission de renforcer les liens entre le monde académique et industriel.

Entretien avec Frédéric Dreyer, pour sa première interview avec la presse, à la veille d’une annonce officielle de l’OPI d’un projet pionnier en matière de technologie et innovation en collaboration avec la Commission européenne, le DSE (Département de la Sécurité et de l’Economie) et le DETA (Département de l’Environnement, des Transports et de l’Agriculture), le communiqué de presse suivra très prochainement.

Un autre projet d’innovation disruptive sera annoncé par l’OPI le 7 juin, après la commission de validation Interreg (Suisse-France): «Echosmile» consiste en un développement d’une solution de mobilité collective de navettes autonomes à la demande sur le site de Plan-les-Ouates et Archamps Technopôle, ayant pour but final de proposer un passage transfrontalier Suisse-France dans les prochaines années. Afin de soutenir l’industrie genevoise de manière efficiente il faut abolir les frontières. C’est le Grand Genève que l’on remet au centre. De tels projets permettrons également d’offrir une fenêtre de visibilité et d’ouverture de nos centres d’expertises genevois et suisse à l’international.

L’un des exemples est la création le 10 avril dernier de l’association GAIN (Geneva Aero Industry Network). Ce pôle aéronautique, initié sous l’impulsion du DSE et piloté par l’OPI, a pour but de renforcer la compétitivité des sociétés, en optimisant les solutions proposées à de grands donneurs d’ordre. L’alliance officialisée entre cinq sociétés genevoises permet de développer le partage d’informations, les réseaux et les infrastructures ainsi que de tirer profit de retours d’expériences.

En poste depuis le 3 avril 2018, quelle est votre vision de l’OPI (Office de Promotion des Industries et des Technologies)?

L’OPI a la vocation d’être l’accélérateur des projets à Genève. Pour ce faire, nous allons nous rapprocher davantage des entreprises, afin de promouvoir une vraie transformation dans le secteur industriel en apportant des solutions concrètes pour les soutenir dans leur virage technologique et numérique. La nouvelle vision pour l’OPI comporte 5 nouveaux piliers de transformation, piliers en cours de normalisation ISO: Organisationnel (Comment rendre mon organisation plus flexible et agile?) ; Industrie 4.0 (Comment développer la technologie adaptée à mon entreprise?); Formation et Employabilité (Comment garantir que mes collaborateurs aient leurs profils de compétences adaptés aux changements organiques de ma société?); Environnement et énergie (Comment mon entreprise peut-elle être un acteur de la durabilité?). Le dernier pilier, auquel l’OPI doit rester attentif est celui du Contrat Social 4.0 (Comment, dans un environnement en perpétuelle mutation peut-on garantir un emploi adapté pour tous?).

Quelles sont vos sources d’inspiration?

D’abord l’industrie horlogère, dont le modèle économique a dû totalement évoluer vers un marché de consommation personnalisé, en adaptant sa production à la demande du client et sans stockage. Mais c’est aussi l’Europe et le fonctionnement de ses appels (calls) à projets, qui m’ont inspirés pour la création des GTC (Groupes de Travail Communautaire). L’OPI mettra donc en place ce nouvel outil, afin de fédérer les entreprises et accélérer leurs affaires. L’idée est de créer une communauté constituée de mandataires (les PME genevoises), d’un pool des meilleurs experts (industriels mais également universitaires/laboratoires de recherche), ainsi que de coachs (Platinn/Innosuisse/Alliance T-T…). L’OPI étant au cœur de cette orchestration d’intelligence collective en tant que coordinateur et catalyseur. Les projets sont montés autour de collectivités et non d’entités individuelles.

Quelles seront les thématiques des GTCs?

Chaque GTC est issu des besoins et des intérêts des PME et donc ciblé aux besoins de l’écosystème industriel genevois. Quatre GTCs sont en cours de définition traitant de sujets autant liés aux entreprises et usines du futur 4.0, aux transformations numériques et traitement des données, qu’à la formation et employabilité. Le GTC «employabilité et formations du futur» se déroulera selon différents jalonnements permettant aux PME de la communauté de recevoir des outils, des procédures, des best practices à tester et à intégrer rapidement de manière spécifique à leur environnement. Par exemple, nous travaillons en partenariat avec le centre de recherche de neuroscience et psychologie de l’université de Genève (avec le Professeur Matthias Kliegel) pour développer des outils de cartographie de compétences des employés, ainsi que des outils d’analyse du niveau cognitif de chaque individu. Le but final étant de lier ces deux dimensions et de permettre aux entreprises d’accompagner leurs collaborateurs vers un nouvel environnement de travail.

De même, l’OPI sera partie prenante d’un projet de cartographie dynamique des compétences avec des partenaires universitaires, étatiques et industriels de Genève, afin de définir les métiers de l’ingénierie future en lien avec l’industrie 4.0.

Quels sont les facteurs de différenciation de l’OPI et comment collaborez-vous avec les autres organismes de soutien à l’économie, telles que la CCIG, la FONGIT, la FAE?

Comme l’OPI, la FONGIT et la FAE font partie du dispositif cantonal de soutien aux entreprises à Plan-les-Ouates. Nous sommes très complémentaires, l’OPI accompagne l’industrie, la FAE offre le financement aux entreprises et la FONGIT le soutien aux start-up. Notre proximité physique facilite les échanges et les deux organismes voisins sont actifs au sein de nos Groupes de Travail Communautaire. Avec la CCIG, ainsi qu’avec la FTI et l’UIG nous sommes également partenaires dans plusieurs projets, comme l’événement annuel Actes’Industries, le prix de l’innovation ou encore la campagne de communication pour promouvoir l’image de l’industrie genevoise. A l’heure actuelle, on ne peut plus travailler individuellement. C’est le travail en réseau, qui nous fortifie et c’est l’industrie suisse qui bénéficie de la richesse de ces échanges.

Un dernier mot?

Chères entreprises genevoises, n’hésitez pas à rejoindre l’OPI et nos communautés dynamiques et innovantes. Il y a une vraie transformation en cours et nous sommes à votre disposition pour vous accompagner avec des solutions concrètes et adaptées à vos besoins.

Cet article vous est offert par Swissquote
Elsa Floret

AGEFI

 



Copyright © 2001 - 2018 Inter Group News All Rights Reserved